Commençons par la religion qui est présente depuis la ‘nuit des temps’ dans la majorité des foyers asiatiques : la religion des Ancêtres 祖先崇拜文化.
C’est le petit autel situé à l'entrée d'une maison ou en haut d’une commode. Il est marqué par des bougies
traditionnellement rouges à gauche et à droite. Au centre, il y a principalement Bouddha, puis sur le côté, le dieu de la Guerre et la déesse de la Discorde.
Devant tout ce petit monde, se tient un petit tripode en bronze dans lequel des bâtons d’encens incandescents y sont insérés.
Un tapis est préalablement déroulé sur lequel on se mettra à genoux. Un livre de chant existe pour accompagner la gestuelle.
Il est de tradition de se mettre sur les genoux puis de pencher le buste en avant puis de revenir avec les mains qui accompagne, tout en maintenant les bâtons d'encens dans nos mains (paume contre paume). À cet instant de la prière, il est d'usage d'avoir une pensée positive pour nos parents, nos grands-parents et ceux qui sont désoeuvrés : de leurs souhaiter le meilleur pour l'avenir (santé, bonne fortune, réussite professionnelle).
La fumée de l'encens représente le lien entre le Ciel et la Terre.
Traditionnellement, les salutations se font le matin et le soir. On doit le faire sans chaussures en s’agenouillant, et en maintenant les bâtons d’encens entre les deux mains comme les salutations à la façon asiatique pour ensuite les insérer dans le tripode.
À cette religion, s’ajoute des fois le Confucianisme, ou le Bouddhisme, ou l’Hindouisme.
En Asie, lors d’une même cérémonie de mariage ou autre, ces religions, bien qu'elles soient de courant religieux différents, peuvent, contrairement aux différentes branches du catholicisme, intervenir à une partie différente d'une même cérémonie.
À ce moment, ce qui prime c’est avant tout le bon déroulement des rites et rien d’autre.
Il va de soi, que les prêtres bouddhiste, confucianiste et taoiste qui interviennent lors d’une même cérémonie ne sont pas choisis au hasard. Ils ont une spécificité propre au déroulement de la cérémonie.
Il faut ajouter qu’en Chine, (je ne sais pas si ça concerne toutes l’Asie alors je ne me prononcerai pas là-dessus), la notion de secte diffère de celle inscrite en Europe qui est plutôt associée à ‘pompeur de fric’.
En effet, en Chine, on peut donner de l’argent une fois dans sa vie et le groupe spirituel nous prend en charge pour la fin de sa vie. Mais pour appartenir à ce groupe, il est parfois d’usage de se faire baptiser. Là encore savoir si tous les courants spirituels sont tous les mêmes,… je n’oserai dire…
En tout cas, de ce que j'en connais, la notion de Fengshui 风水 y est très présente : à savoir, conseiller de ne pas porter tel métal, de ne pas manger telle viande, d’orienter le lit et le bureau de telle manière et non pas d’une autre,… etc. Ces indications se font des fois selon la date de naissance de chaque personne.
Malgré cela, bien que le peuple chinois a à l’étranger une image d’un peuple spirituel, il existe néanmoins beaucoup d’entre eux qui sont sceptiques quant à l’aide que peut apporter le spirituel sur la façon de gagner notre pain pour vivre. Mais dans ces Chinois, ils ont au moins la religion des Ancêtres. De même n'oublions pas qu'en Chine du fait de la profusion des religieux, certains sont (comme partout dans le globe) être de faux médiums ou profiter de la crédulité de certaines personnes.
Pour les familles chinoises émigrées 华移, du fait de l’ouverture à la culture du pays d’accueil les racines se perdent. Les fêtes traditionnelles chinoises sont fêtées mais leur sens originel en est oublié et ce n’est que par habitude qu’elles sont fêtées. Du coup, de ces différences de cultures, des conflits intra familiales peuvent s’opérer.
Certains groupes spirituels ont pour objectif le salut des disciples. Ils aident donc les Chinois à lire, écrire et parler le chinois. Et donc à avoir de l’esprit; ce qui peut déranger quelque peu le gouvernement chinois…